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Le
silicium a été choisi pour réaliser les cellules solaires photovoltaïques
pour ses propriétés électroniques, caractérisées par la présence
de quatre électrons sur sa couche périphérique (colonne IV du tableau
de Mendeleiev). Dans le silicium solide, chaque atome est lié à quatre
voisins, et tous les électrons de la couche périphérique participent
aux liaisons. Si un atome de silicium est remplacé par un atome de la
colonne V (phosphore par exemple), un des électrons ne participe pas
aux liaisons ; il peut donc se déplacer dans le réseau. Il y a
conduction par un électron, et le semiconducteur est dit dopé de
type n. Si au contraire un atome de silicium est remplacé par un
atome de la colonne III (bore par exemple), il manque un électron pour
réaliser toutes les liaisons, et un électron peut venir combler ce
manque. On dit alors qu'il y a conduction par un trou, et le
semiconducteur est dit dopé de type p. Les atomes tels que le bore ou
le phosphore sont des dopants du silicium.
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Lorsqu'un
semiconducteur de type n est mis en contact avec un semiconducteur de
type p, les électrons en excès dans le matériau n diffusent dans le
matériau p. La zone initialement dopée n devient chargée
positivement, et la zone initialement dopée p devient chargée négativement.
Il se crée donc un champ électrique entre les zones n et p, qui tend
à repousser les électrons dans la zone n et un équilibre s'établit.
Une jonction a été créée, et en ajoutant des contacts métalliques
sur les zones n et p, c'est une diode qui est obtenue.
Lorsque cette diode est éclairée, les photons sont absorbés par le
matériau et chaque photon donne naissance à un électron et un trou
(on parle de paire électron-trou). La jonction de la diode sépare les
électrons et les trous, donnant naissance à une différence de
potentiel entre les contacts n et p, et un courant circule si une résistance
est placée entre les contacts de la diode (figure).
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